Le Réjoneo ou l'art de la corrida équestre
Dès le XVIe siècle, la tauromachie à cheval (en espagnol réjoneo) est une activité en vogue auprès de l’aristocratie espagnole.
Mais sa forme moderne, développée au Portugal et en Espagne, date en réalité du début du XXe siècle.
Comme la corrida à pied, la course de réjones se déroule en 3 tercios.
Habituellement, le réjoneador monte quatre chevaux le long des 3 tercios :
- le premier pour accueillir la sortie du toro et pour la pose du rejón de castigo, hampe de bois longue d’environ un mètre et munie d’une lame plate,
- le deuxième pour la pose des banderilles longues,
- un troisième pour la pose des banderilles courtes,
- le dernier pour la pose du rejón de muerte, épée dont le manche de bois se casse d’un coup de poignet une fois la lame posée.
Certains chevaux sont des stars à l’instar de leur cavalier, comme le légendaire Cagancho de Pablo Hermoso de Mendoza.
Ces chevaux-toreo portent en eux le génie du toro.
Ils possèdent le « sitio », le sens du placement dans le cercle de l’arène, l’art de mettre les sabots au bon endroit, de trouver le terrain face au toro, pour s’approcher, s’enrouler et s’esquiver.
La corrida équestre est un moment riche en émotion, où l’homme et sa monture ne semblent faire qu’un. C’est sûrement ce ressenti qui fait aujourd’hui le grand succès du réjoneo.
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