Maïté Diharce-Jacques


Une aventure mexicaine.
 

Une histoire digne d’un conte de fées.
Jugez plutôt....
Léon Diharce fut le premier à quitter son Pays basque natal pour rejoindre l’Argentine. Là-bas, joueur de chistera professionnel, il fit aussi fortune dans le commerce de vin. Rentier à quarante ans, il put revenir à Hasparren et épouser une jeune femme d’Ustaritz, à peine 'gée de 22 ans.
C’était il y a longtemps, dans les années 1860.
Aujourd’hui, sa petite fille, Maïté Diharce épouse Jacques, perpétue l’étrange tradition du partage entre le Pays basque et… le Mexique. Car son père, en 1936, quitta à son tour le foyer et Hasparren pour aller travailler à Mexico, chez un oncle. Et là-bas, épousa… une Béarnaise !
Avouez que ça ne s’invente pas ! D’autant qu’à discuter, mari et femme se rendirent compte que tous deux avaient été élevés à Bordeaux, si près l’un de l’autre sans jamais se rencontrer.
Maïté naquit de leur union, eut quatre sœurs et grandit au Mexique. Elle est heureuse de se souvenir que sa première communion a eu lieu au Pays basque, en 1948, et « en basque », ajoute-t-elle avec fierté.

Plus tard au Mexique, elle donnera naissance à Mayalen, qui va rencontrer à Mexico son mari… originaire d’Itxassou. Plus qu’une malédiction, c’est une drôle de bénédiction qui semble planer sur la famille.
A Mexico, le Pays basque n’est jamais loin, et tous se retrouvent au Centre basque qui, pour la chorale, qui, pour parler de ses racines. Maïté travaille comme professeur de français au Lycée français, et à la question « pourquoi n’être pas revenue au Pays basque à la retraite ? », elle hausse les épaules, un doux sourire en réponse : « mon mari a 71 ans, et au Mexique, la retraite ce n’est pas comme ici, il est toujours en activité ». Alors, elle se réfugie pour les deux mois de vacances qu’elle vient passer à Hasparren, dans la maison familiale jamais vendue.
Elle peut aussi s’enorgueillir du fait que ses trois petits-enfants, Iñaki, Maïté et Amaia l’appellent « Amatxi ». 
Mayalen s'est lancée dans la création de bijoux, notamment en argent...(le Mexique est le 1er producteur d'argent au monde).
Quant à Iñaki, de passage à Hasparren pour les vacances, il s’est offert le luxe de pêcher sept truites en une matinée !
Heureusement qu’il ne vit pas là à l’année, sinon nos pêcheurs auraient de quoi se faire du souci !

Texte de Gracianne Hastoy pour Signé PA