Patrick Arrieula

 

Les Australiens découvrent le Béarn !


Le jour de son arrivée en Australie, en 1986, l’enfant d’Abos, Patrick Arrieula, a cherché… les kangourous !
 « Je pensais que le pays était surpeuplé de ‘skippies’. Il m’a fallu presque un an pour en voir en liberté, » raconte-t-il.
À défaut de rencontrer des kangourous immédiatement, il y trouve des opportunités professionnelles : directeur de restaurant dans un Relais Château.
Il est alors, à peine 'gé de 22 ans et, après avoir travaillé dans l’hôtellerie en Angleterre – où il a débarqué avec « trois mots d’anglais » dans ses bagages – on lui propose de participer à l’ouverture du premier Relais Château en Australie.
« Être directeur de restaurant à l’'ge de 22 ans et responsable de 41 personnes dans un tel établissement, c’est du jamais vu en France ! Il m’aurait sans doute fallu travailler pendant de longues années dans l’hôtellerie pour espérer une telle position. »
Patrick Arrieula se rend compte très vite que les circonstances sont plus favorables en Australie qu’en France et il multiplie les expériences : ouverture d’une clinique de massage dans un hôtel cinq étoiles, création d’une entreprise de maintenance et surtout une activité de guide… dans les Pyrénées-Atlantiques.
« Depuis 1996, au printemps et à l’automne, ma femme Robbie et moi accompagnons des groupes d’Australiens qui viennent marcher dans les Pyrénées et découvrir la gastronomie du Sud-ouest. Le 64 est un département très mal connu des Australiens et je m’efforce de promouvoir le Béarn et le Pays basque. »
Une équipe de télévision australienne a même suivi un groupe et a réalisé un reportage sur le département pour une émission de voyages.

« Les Australiens apprécient beaucoup la beauté des montagnes et la gastronomie. Mais leur meilleur souvenir est certainement le jour que nous passons dans mon village natal d’Abos où le maire, son adjoint (mon père) et les joueurs de quilles de 6 et de 9 nous reçoivent pour nous faire découvrir les traditions et l’accueil chaleureux du Béarn, » raconte Patrick.

L’Australien d’adoption se considère comme un privilégié.
« Ce qui me manque le plus, dit-il, c’est ma famille, les montagnes et la gastronomie locale, mais j’ai la chance de pouvoir en profiter trois mois de l’année donc je n’ai pas à me plaindre. Et il y a toujours quelques boîtes de foie gras et de confit dans les valises au retour de la France pour se faire plaisir de temps en temps ! »
Ce qui ne l’empêche pas d’espérer passer plus de temps en France. « Notre rêve, à Robbie et moi, serait de passer la moitié de l’année en Australie et l’autre dans le Béarn.  Ça sera sans doute pour la retraite ! »

Et il la prépare sa retraite,  puisque Patrick et Robbie ont déjà acheté une maison à Lagor....

Interview de Karen Jouault pour Signé PA