Katia Mirandou

Réussite espagnole

C’est en 1990 que Katia Mirandou, alors étudiante en BTS action commerciale à Pau, fait ses premiers pas en Espagne.
Travaillant pour l’entreprise de ses parents, spécialisée dans la distribution de matériels vétérinaires en France, elle est alors chargée de réaliser une étude de marché en Espagne.
« A la suite de cette mission, j’ai continué à travailler avec ma famille, en tant que commerciale en Espagne. Je résidais chez moi, à Baudreix, » explique Katia. Ce n’est qu’en 2003 qu’elle s’installe définitivement de l’autre côté des Pyrénées.
« Nous collaborions avec le groupe Alcyon depuis quelques années et en 2002, nous avons décidé de monter une succursale directement à Madrid. J’en ai eu la charge. »
Cinq ans plus tard, elle est à la tête d’une équipe de 15 personnes.
« Nous connaissons une croissance rapide depuis 2 ans car c’est un marché porteur. Nous sommes encore peu de collaborateurs, il faut donc être capable de gérer plusieurs choses en même temps. Ce qui me plaît le plus dans ce travail, c’est sans doute de créer et développer un projet si ambitieux. »
Katia vit entre Madrid et Séville et si cela cause parfois des soucis d’organisation, elle ne changerait pas sa vie pour autant.
« Gr'ce au climat, les gens vivent dehors. Ils se regroupent beaucoup le soir après le travail pour prendre un dernier verre ou manger quelques tapas avant de rentrer chez eux. C’est très agréable. »

Sans oublier la sieste ! Elle est certes devenue histoire ancienne pour les trois quarts des Espagnols, mais en Andalousie, elle est restée sacrée ! Si aujourd’hui la vie professionnelle et personnelle de Katia sont en Espagne, elle reste très attachée à ses racines béarnaises.
« Je ne pense pas rentrer en France pour le travail, l’ambiance profes-sionnelle en Espagne m’attire plus aujourd’hui. Par contre, je ne conçois pas d'abandonner mon Béarn natal et j’espère, un jour, pouvoir partager ma vie entre les deux pays. »
Elle avoue avoir la chance de revenir souvent se ressourcer dans le Béarn, Madrid n’étant qu’à 5h30 de Pau. « Nos Pyrénées sont  irremplaçables et j’ai besoin de voir la campagne béarnaise, si verte en comparaison des terres arides du centre de l’Espagne. »
Et pour se sentir à Baudreix, tout en restant à Madrid, son réfrigérateur est toujours rempli de fromage, magret ou foie gras de canard.
Que d'ailleurs ses amis espagnols apprécient tout autant qu’elle !




Interview de Karen Jouault pour Signé PA