La belle ville de Salta se découvre aussi la nuit; nous voici sur la place centrale avec son Cabildo, sa Cathédrale et tous les grands b'timents centraux illuminés avec goût... magnifique ! Quand ils veulent faire bien et beau, les argentins y réussissent parfaitement, ce qui est le cas pour ces illuminations nocturnes "Salteñas"... Juste le temps de prendre un helado et nous rentrons à l’hôtel pour un bon sommeil réparateur.
Demain, nous sommes attendus très tôt chez el Sr Intendente. C'est une de ses collaboratrices très proche qui nous reçoit en grande pompe à la Mairie de SALTA , avec une kyrielle de membres du Conseil et autres techniciens. Echanges de courtoisie, de discours et de présents (ces grosses plaques portant les armes de la ville vont encore plomber ma valise qui n’en demande pas tant)...
Nous sommes tous réunis autour de la grande table de la Salle des Réceptions : les buts de l'ABAU, ses actions, les destinations au Río de la Plata du Premier Voyage Officiel de l'ABAU, les aides que nous allons apporter aux enfants du NOA et aux Alliances Françaises alimentent les échanges ...
A la suite de cette longue réception nous voici visitant, de jour cette fois ci, la Cathédrale et le Musée où sont gardés sous des températures extrêmes les trois enfants Incas momifiés découverts au sommet d'un pic andin. Brrrrrrrr... entre sacrifices et momifications, cela fait froid dans le dos à plusieurs titres....
Marcelo nous rejoint; après une petite parenthèse gastronomique où nous continuons à tester la qualité des différentes cervezas, nous voici partis dans la nature respirer tranquillement un peu de verdure. L'après midi se poursuit au Cerro San Bernardin avec une montée par téléphérique presque aussi impressionnante pour certains que le décollage et notre voyage en avion...( ça va Christiane ? ) Philippe quant à lui ferme les yeux durant toute la montée dans le vide....
Soirée chacareras et autres carnavallitos
Finalement nous quittons Salta très tôt pour visiter le centre historique de San Salvador de Jujuy avant de nous rendre au Hogar Escuela. Il y a quelques manifestations sur la place centrale, nous qui croyions que seule la France était Championne du Monde en la matière......déjà à Buenos Aires nous avions été pris en écharpe entre trois manifestations simultanées...
Nous faisons une entrée très attendue et remarquée au Hogar Escuela n°1, où nous attendent quantité de surprises.
Nous découvrons les divers ateliers que pratiquent les enfants du Hogar sous la conduite d’une petite guide qui tient son rôle à a perfection, qui même si elle ne parle pas le français est très convaincante.
A la suite de la visite de la colline où nous souhaitons poursuivre la construction des terrasses et leur irrigation, la délégation ABAU est invitée á partager le repas des enfants (amélioré pour la circonstance) aux mêmes tables habituelles et dans les mêmes réfectoires que plusieurs d'entre vous connaissent.
Après le repas, réunion sous le tinglado pour les discours, échanges d'obsequios et la remise du chèque de 3.000 €uros destiné à la réalisation du Projet "Pequeños Agicultores" en présence des Directeurs, docentes et surtout des enfants à qui nous remettons aussi casquettes, teeshirts et autres fournitures scolaires.
A Jujuy aujourd’hui, c'est Noël en Novembre....
Pour faire plaisir aux Directeurs nous cédons à l'invitation à visiter le siège de l'association Tupac Amaru , somptueux et luxueux b'timent réalisé tout près du Hogar Escuela. La visite nous laisse un goût amer de tentative de manipulation et nous permet de visu d'analyser la force financière de ce mouvement tout dévoué à Evo Morales, le bienveillant président bolivien voisin. Un gros point d'interrogation sur le financement de toutes ces actions et peut être de cet embrigadement de la jeunesse? Nous voici aussi très sceptiques sur l'ingérence manifeste de ce mouvement dans la vie des argentins de ce NOA, mais pas seulement dans le NOA puisque le mouvement agit dans une demi douzaine de provinces et jusqu'à Buenos Aires. Le gouvernement argentin semble très libéral vis-à-vis de ce courant qui parait prendre de l’ampleur et surtout se substituer aux manquements publics.
Mon interview par la chargée de communication de Tupac Amaru commence à mollir lorsque j'avoue m'étonner grandement du luxe apporté à la réalisation matérielle de ce siège qui nous reçoit, d'autant plus que la qualité des matériaux employés et la finition ne sont pas si courants ici ? L'interview qui avait vraiment bien débuté tourne court rapidement lorsque j'exprime ma surprise sur la rapidité de la réalisation de cet immeuble à étages au centre de Jujuy, des piscines qui vont avec, du scanner récemment acquis et autres acquisitions luxueuses, comme cette immense salle de conférences, ces salles de consultation médicales, etc. Nous qui en France avons tant de mal à construire ces b'timents le plus souvent publics chez nous ? Ne parlons pas des difficultés de l'ABAU à dégager quelques bénéfices pour aider à la réalisation des modestes projets pour les enfants du Hogar Escuela ou de Tucumán.
Nous ne sommes pas réellement retenus pour poursuivre la visite des lieux... ce qui nous permet un petit rafraichissement au café d'en face.
a suivre ...
Jean-Paul depuis Mendoza le 26 11 2008
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